Le « Théâtre clown », un mot de Jean Pierre Besnard Le théâtre clown donne plus de liberté à l’être humain. Il développe  des  possibilités
d’expression très variées. Il facilite la relation à soi et aux autres, active des qualités de
communication.


Il fait grande place aux sensations, aux émotions. Il utilise les possibilités du langage non verbal.
Il donne un espace spécifique pour l’humour, développe la créativité,  l’imagination, l’enfance…


Dans un second niveau, il pousse à l’échange, à la découverte des richesses de la culture des partenaires. Il nous pousse à tout oser, à  nous laisser appréhender (sans appréhension)


Le personnage du clown agit comme un facilitateur dans les processus d’évolution. Par sa naïveté, son impertinence, sa liberté et son imaginaire libéré, il trouve des moyens non douloureux de transformer le monde.


Lorsque le clown sort du « théâtre », il devient : acteur social.
C’est un grand « médiateur » très efficace notamment  dans les actions de préventions  et
d’éducation à la santé.


Dans nos rencontres inter culturelles, le clown permet de créer de fortes complicités entre les participants
IL enrichit « l’un » de la culture de « l’autre »


Enfin, il garantit tout un chacun du racisme et de la xénophobie, fruits de cruelles ignorances et de stupides « à priori »


Si le jeu de clown agit comme révélateur de nos différences
culturelles, il nous permet, en même temps
 de
« Rire » ensemble de nos ressemblances et de nos différences.


Pratique du  « Théâtre clown »



Le dispositif.

•	Les coulisses où s’habillent les acteurs. Des déguisements et des nez  rouges.
•	Une corde qui délimite l’espace de jeu.
•	L’animateur qui propose les thèmes des improvisations et les structures de jeu
•	Les autres stagiaires comme spectateurs.


L’improvisation comme base du jeu de clown. 

Il s’agit d’improviser, seul ou à plusieurs, une histoire qui ait un sens, une logique, avec un début,  un milieu et une fin,  sur un thème donné par l’animateur

Le participant rentre en scène  sans idées préconçues, sans scénario élaboré à l’avance. Il développe son jeu en tenant compte de tous les éléments qui se présentent à l’instant, sensations, sentiments,  émotions, perceptions, idées...


Le déroulement d’une séance :

•	Jeux et exercices d’échauffement préparatoires aux improvisations.
•	B) Les improvisations elles-mêmes.
•	C) Retour d’improvisation qui est un temps d’analyse du jeu des acteurs.
•	D) Des moments de bilans  individuels et collectifs.


Les improvisations se jouent sur des « thèmes »

Le thème est le sujet de l’histoire. C’est l’animateur qui le  donne en fonction de ce qu’il veut faire explorer aux participants. Exemple :
« Imaginez que vous faites un voyage » ou bien : « Vous venez faire une déclaration »   


Les improvisations sur thèmes se développent dans des « structures de jeu »

Les « structures de jeu » sont  les modalités sur lesquelles se déroulent les improvisations. Exemple :
Improviser seul ou à plusieurs   (en  solo, duo, trio…)
Improviser d’une manière  uniquement gestuelle ; sans  paroles. Le «gromelot »   langage déformé. Etc.